Thérèse Dune : qui est vraiment la directrice de la crèche reborn ?
56 ans, Somain, Nord. Deux poupées reborn qu’elle appelle ses enfants, une crèche unique en France, et des millions de vues sur TikTok qu’elle n’avait pas demandées. Portrait.
Avant de plonger dans son portrait, un rappel : une poupée reborn n’est pas une poupée ordinaire — c’est une création artisanale peinte à la main, lestée, et d’un réalisme qui surprend même ceux qui la connaissent.
Une reborneuse, pas une créatrice de contenu
La première chose à comprendre sur Thérèse Dune, c’est qu’elle n’a pas cherché la viralité. Quand le compte TikTok Sirènes a publié sa première vidéo en décembre 2025, Thérèse n’était pas une influenceuse avec une stratégie de croissance et un planning éditorial. C’était une femme de 56 ans qui faisait quelque chose d’inhabituel dans sa maison de Somain, dans le Nord — et qui a accepté d’en parler.
Elle se définit comme une « reborneuse » — terme utilisé dans la communauté pour désigner une passionnée de poupées reborn qui s’investit personnellement dans leur univers, au-delà de la simple collection. Thérèse ne collectionne pas des poupées. Elle a une famille reborn. Ce n’est pas une métaphore pour les besoins du clic — c’est littéralement la façon dont elle vit sa relation avec ses poupées, et qu’elle a toujours vécue, bien avant que TikTok ne s’en mêle.
Livio et Maëva — sa « famille » reborn
Avant d’ouvrir sa crèche, Thérèse a deux poupées reborn qu’elle traite comme ses enfants. Ce sont eux qui l’ont amenée à créer un service professionnel — parce qu’elle a compris ce que ressentent les autres propriétaires quand ils doivent s’absenter.
Livio est le premier reborn de Thérèse — son fils. C’est lui qui a nourri la première exposition médiatique massive : Sirènes a filmé Thérèse en train de « donner à manger à Livio, son fils qui est une poupée réaliste » pour une émission spéciale diffusée fin décembre 2025. La scène, qualifiée d' »hallucinante » dans le teaser, a déclenché des centaines de milliers de vues.
Thérèse raconte l’adoption de Maëva, une « fille trisomique », qu’elle décrit comme « la bataille de sa vie » et un « coup de foudre ». Maëva est une poupée reborn représentant un bébé atteint de trisomie 21. Ce choix dit quelque chose d’essentiel sur Thérèse : elle n’a pas choisi la poupée la plus « parfaite » ni la plus photogénique. Elle a choisi celle qui lui parlait le plus — et elle l’assume entièrement.
La crèche : comment ça marche concrètement ?
Derrière la porte de cette maison aménagée comme une véritable micro-crèche : berceaux, poussettes, jouets, tables à langer. Mais ici, aucun babil, aucun pleur. Les pensionnaires sont des poupées reborn confiées par leurs propriétaires le matin, puis récupérées le soir, exactement comme dans une crèche classique.
Thérèse ne se contente pas de « garder » des poupées dans un coin. Elle propose des mises en scène personnalisées et filmées — bain, balade en poussette, sieste au soleil, changement de tenue — que les propriétaires reçoivent ensuite en photos et vidéos. « Ça demande beaucoup de travail », dit-elle. La préparation des décors, la gestion des lumières, les changements de tenue, les séquences filmées — rien n’est improvisé.
tarif de base
avec mises en scène filmées
structure à domicile
Sa structure est unique en France — aucun service équivalent n’est documenté à ce jour. Elle répond à une demande réelle : les propriétaires de reborns trouvent dans ces rituels un exutoire après une perte, une solitude, ou un vide affectif. D’autres y voient simplement une passion artistique. Quelle que soit la raison, Thérèse ne juge pas. « Qu’est-ce qu’on leur fait de mal ? On ne leur fait rien », répète-t-elle à ceux qui s’indignent.
Ses vraies motivations — ce qu’elle dit, ce qu’on comprend
Thérèse ne cherche pas la notoriété. Elle souhaite juste offrir un espace respectueux à une communauté trop souvent stigmatisée. Cette phrase revient dans toutes les interviews disponibles. Ce n’est pas une posture marketing — c’est cohérent avec ce qu’on sait de son parcours. Elle-même a subi le harcèlement et les moqueries liés à sa pratique bien avant de devenir « connue ».
Face aux critiques, Thérèse Dune assume. Elle dénonce le jugement hâtif et rappelle que cette activité ne fait de mal à personne. Pour elle, l’indignation devrait plutôt se porter sur des réalités plus urgentes, comme les enfants privés de structures d’accueil.
Ce positionnement est important pour comprendre Thérèse : elle ne défend pas sa pratique en s’en excusant ou en la minimisant. Elle la défend frontalement, en retournant la question de légitimité vers ses détracteurs. C’est cette posture — assumée, directe, sans victimisation ni provocation — qui a autant intéressé les médias que le contenu lui-même.
La polémique — ce qu’on lui reproche, ce que ses soutiens répondent
- Monnayer une pratique « malsaine » à 65 €/jour
- Entretenir une confusion entre poupée et vrai bébé
- Créer un précédent embarrassant pour la communauté reborn
- Profiter de la vulnérabilité émotionnelle de ses clients
- Attirer une attention négative sur un loisir déjà stigmatisé
- Elle ne prétend jamais que ses poupées sont de vrais bébés
- Ses clients sont des adultes consentants et lucides
- Son service répond à un besoin affectif réel et documenté
- Aucune réglementation n’est violée — activité légale
- Elle assume sa pratique sans mentir ni manipuler
Un point mérite d’être dit clairement : les accusations les plus virulentes confondent le contenu TikTok « shock » produit autour d’elle par des tiers (Sirènes, entre autres) et ce que Thérèse fait réellement. Le compte Sirènes a manifestement cherché l’angle le plus choquant pour maximiser les vues — « HALLUCINANT », « ALERTE EXCLU ». Thérèse en a subi les conséquences en termes d’image, sans en avoir été l’instigatrice.
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